Budhbar a retrouvé le sourire. Il sait qu’il sera l’attention de « tout le monde » ce matin. Il n’y en aura que pour lui. Nous rencontrons lui et moi ce mercredi matin la classe 5èmeD de Mme Trime.
Après quelques centaines de mètres parcourus à travers les rues d’Albertville, nous pénétrons dans la cour du collège. Les élèves et leur professeur nous attendent. « Excitation » de voir ce drôle d’engin.
« On peut monter dessus ? »
On ne rentrerai pas tous de tte façon sur la photo.
Budhbar accepte les jeunes passagers ce matin. Il en est fier.
Après ces quelques minutes passées à faire les présentations, je suis invité à commenter aux 19 élèves le projet de voyage.
Je situe les pays, « le contexte », la « Raison » de ce voyage. S’il y en avait une à chercher…
Ils sont attentifs, ont préparé des tas de questions.
«Combien de kilomètres vous pédalerez par jour ? »… « Combien de langues sont parlées en Inde ? »… « Est-ce que nous pourrons correspondre avec une école de l’Inde ou du Bangladesh ? »…
…
-Abka nam kya hai ?
-Mera nam Fabien hai .
-Accha Accha...
…
Et puis, il y a ce long sujet abordé, celui de la disparition de ce jeune cycliste Jean Baptiste. Un sujet auquel visiblement les élèves sont très sensibles.
…
Le temps est passé très vite. Quelques minutes pour finaliser l’aspect technique de notre correspondance. Un « au-revoir ». C’est le temps de rentrer.
Budhbar n’a pas le goût de retourner à la maison. Il sait que ce sont là ses derniers tours de roues. Je le console.
Les élèves, quant à eux, viennent de commencer un long voyage…
Et ce sont eux, du reste, qui vous en parleront le mieux.
D’ici peu…
Jean-Louis
(à suivre)



