Il est 9 heures. Je déjeune d’un porridge. Le patron du restaurant s’approche de ma table. Il tient à la main des petites guirlandes de fleurs orangées. Il ouvre la porte du placard qui me fait face. A l’intérieur, des images de divinités que je ne reconnais pas. A coté, un petit récipient d’alu est rempli d’eau. Il a les dimensions d’un petit bol. Il le sort, verse l’eau sur les guirlandes de fleurs.
Il se recule de quelques pas, regarde vers le haut sur le coté du placard. Il y a là accrochée en hauteur une petite boite orange. A l’intérieur, une statuette. Il me semble reconnaître Gannesh. Au dessus, deux gravures de divinités sont encadrées et accrochées au mur. Une troisième gravure est collée au mur. Des guirlandes de fleurs orangées flétries reposent sur le cadre des gravures et sur la statuette.
Le patron dépose les guirlandes flétries et les remplace par les guirlandes neuves.
Il se dirige à nouveau vers le placard, ouvre la porte. Sur la gauche, à l’intérieur, une boite d’encens. Il en retire quelques bâtonnets. Il les allume, les prends dans ses mains, jointes. Il se recule, se place face à la statuette, la fixe du regard, et fait virevolter dans un mouvement circulaire les bâtonnets d’encens.
Il se déplace de quelques pas, jusqu’à l’une des entrées de son restaurant, se tourne. Il fait virevolter à nouveau ses bâtonnets d’encens les yeux fixés vers le petit temple de l’autre coté de la rue. Il se déplace vers la seconde entrée, réitère le même cérémonial.
Dans la rue, un homme dévie de son chemin. Il s’approche du petit temple, joint ses mains à hauteur de son visage, fait sonner la cloche suspendue à la toiture du temple, se prosterne, touche avec le front l’assise carrelée du temple située à une cinquantaine de cms du sol, et repart…
…
Le patron se dirige vers son comptoir. Accrochée au mur derrière celui-ci, trois effigies encadrées. Une guirlande de fleurs est accrochée à l’un des cadres. Il la remplace par une guirlande nouvelle sur laquelle, au préalable, il a versé de l’eau. Il prend à nouveau des bâtonnets d’encens, les allume, les fait virevolter dans ce même mouvement circulaire, les yeux tournés vers l’effigie.
Il y a aussi, accrochée au mur, une horloge. A l’intérieur, le portrait d’un homme. Est-ce un « Sage » ?
…
Un « Sage » qui me dirait à quoi correspond tout ça…
Jean-Louis
(à suivre)



