Samedi matin. 10h30. La porte basculante du garage se lève. Nous sommes de sortie ce jour semble-t-il. Ca faisait lgts. Ca me manquait de voir le ciel. Las bas, je passais ma vie dehors.
Allez, c’est bon, on va se promener. Pour aller où. On verra bien.
Nous traversons Albertville. Je reconnais les rues, la route. Quelques passants font signe. Des connaissances. Pas sur. Un signe, pour une bouffée d’exotisme. C’est pas autre chose, peut-être.
Nous sortons de la ville en direction d’Ugine. Pas mal de circulation ce jour encore, sur cette voie express. Chassé-croisé d’un wk. La région est belle, la neige est encore là. C’est vrai que les touristes ont de bonnes raisons pour venir ces jours encore.
Nous quittons cette voie express, enjambons l’Arly, puis nous passons au pied de Thénésol, Marthod. Une route déjà parcourue.
Nous gagnons Ugine. Coup de frein. C’est la voie
ferrée. Coup d’œil à droite, à gauche. Pas de train…( !) Et pour cause. Cette voie ferrée est quasiment abandonnée, et ne sert plus qu’à de rares mouvements de fret
Nous continuons sur Faverges par la piste cyclable. A petite allure. Ca va de soi. Le temps ralentit sa marche. Le temps pour admirer le paysage. La nature s’éveille. Les sommets environnants sont encore enneigés. Derrière nous, le Mont BLanc fraîchement enneigé pointe son nez. Je n’avais jamais rien vu de semblable. Elles ont loin les rizières.
Parfois, des cyclistes nous arrêtent. C’est bavardage «rickshaw, rickshaw wallah », ou bien « voyage- projet ». Quels bavardages ce sera là bas.
Nous traversons Faverges, puis nous nous
engageons sur la route du col de Tamié. Tamié : 10kms.
10kms à pousser. Ca montera trop, c’est sur.
C’est parti. 100m, 200m parcourus…
Ca monte trop. C’était dit. C’est parti pour pousser…
Budhbar
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S’habituer. S’habituer à « toutes » les conditions. S’habituer aux « galères », à celles
envisageables au moins (!). Pour les autres on verra bien sur place. On s’adaptera. Ou on fera « comme ».
S’habituer, « se conditionner » si j’ose dire, pour une fois sur place, n’avoir à l’esprit que le Voyage, que les Rencontres, que le « nectar » ; faire en sorte que ce qui pourrait sembler d’un premier abord « galère » ne soit qu’ « aléa » « facilement surmonté » ; conserver son « énergie » . son éveil, son attention pour le reste, pour « l’Essentiel »
C’est là le sens de ces essais « particuliers », de cette sortie "poussée rickshaw".
Jean-Louis
(à suivre)



