Correspondance : 21 juillet 2007
«(…)
cette idée m’est venue comme ça, sans que je sache très bien comment, très bien pourquoi. En provoquant un peu, j'allais dire que
"je n'y suis pour rien". C'est vrai, c’est plutôt le projet qui "m’a choisi" j’allais dire, et je le suis, au gré des infos que je glane ici et là, au gré des rencontres et
des conseils que je trouve. Bref, j’ai cette impression étrange de n’être que l’exécutant. Comme c’est bizarre du reste que cette sensation.
(...)
Ce qui m’importe, c’est d’abord l’attention portée aux Rickshaw-Wallahs par les uns et les autres qui viendront sur ce blog. Vois tu je me
suis rendu plusieurs fois en Inde, et au bout du compte, j’ai réalisé il n’y a pas lgts que je ne connaissais rien à la vie des Rickshaw-Wallahs. On passe, on voyage, on ne "capture"
pas tout, on s’en va, et pas mal de choses nous échappe. Je suis sans doute passé à coté d’autres gens aussi, à coté d’autres choses.
Alors, c’est peut-être pour palier à cela que ce projet est né, naturellement, de fait, qque part ds l’inconscient peut-être, et me voilà donc
au début de l’histoire.
(…)
C’est aussi l' idée de donner la possibilité aux personnes qui ont côtoyé ces hommes de pouvoir témoigner de ce qu'ils ont vu, de ce qu'ils ont
ressenti, bref, que chacun s'il le souhaite puisse y apporter sa touche.
Voilà un peu l’histoire du projet.
(…) »
Correspondance : 28 décembre 2007
«(…)
je me réoriente vers un «séjour » uniquement sur l'Inde et le Bangladesh, toujours à rickshaw (…) . Je ne chercherai pas à revenir du Bangladesh avec le rickshaw en traversant le Pakistan, l’Iran, etc, comme je le pensais initialement. Je
veux en effet "m'effacer" si je puis dire dans ce projet, "mettre en valeur" et "donner la parole" aux conducteurs de rickshaw . Cette idée de sillonner les deux pays et
d'aller au contact des rickshaw wallahs m'est alors apparue comme "naturelle", évidente. Je veux par le biais d’un voyage à rickshaw chercher à vivre autant que possible à leur
contact.
Après la réalité, qu’est-ce qu’elle sera…
(…) »
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Etre en accord, avec soi. Ce projet n’est que ça. C’est tout. Ce n’est rien d’autre.
J’emmènerai "loin" cette idée surgie de je n’sais où. De l’ inconscient peut-être, de ces rencontres que je n’ai pas eu au
cours de mes voyages en Inde avec les rickshaw-wallahs. Je ne sais pas.
Et puis, après tout, pourquoi expliquer, pourquoi « justifier ».
Seulement « faire ». Ramasser ses pensées, s'effacer, s’abandonner à elles et se laisser
conduire...
Jean-Louis